Richard Golay

Conseiller communal à Pully et ingénieur EPFL

Aujourd’hui, il est clairement établi, par le témoignage de plusieurs membres de la Commission d’enquête officielle, dont ceux des deux présidents, Thomas Kean and Lee Hamilton, que cette Commission a été, je les cite, «mise en place pour échouer».

Le livre du journaliste d’investigation du New York Times Philip Shenon, «The Commission: The Uncensored History of the 9/11 Investigation», rend compte dans le détail de ce que l’on peut qualifier de scandale.

Pour résumer, un budget de 14 mio $ a été difficilement débloqué pour les travaux de cette Commission, alors qu’une autre, celle de l’affaire Clinton-Lewinsky, en a obtenu 40.

C’est seulement sous la pression de familles de victimes qu’elle fût créée, plus de 440 jours après les attentats, alors qu’un délai d’une ou deux semaines est la règle dans ce genre de situation. Enfin c’est Philip Zelikow, proche collaborateur de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et membre du gouvernement de transition de Bush fin 2000 et début 2001, qui dirigea l’enquête. Mais c’est également lui qui dirigea la rédaction du rapport final que les Commissionnaires ont simplement annoté et co-signé. Le schéma détaillé et les conclusions du rapport avaient été rédigés dés mars 2003, avant même que ne commencent les auditions de la Commission.

Il ne faut donc pas s’étonner que cette même Commission ne mentionne pas l’effondrement à la vitesse de la chute libre, plus de sept heures après ceux des deux tours jumelles, d’une troisième tour du complexe du World Trade Center, haute de 180 mètres. Non percutée par un avion, elle était le siège entre autres de l’organisme fédéral de réglementation et de contrôle des marchés financiers (SEC).

Le 4 avril 2009, un article scientifique mettant en évidence la présence de traces d’explosif dans les poussières des bâtiments récoltées sur les lieux, a été publié dans la revue scientifique à comité de lecture «The Open Chemical Physics Journal». Conduite par Niels Harrit, professeur associé au Département de chimie de l’Université de Copenhague, elle est le fruit d’une étude initiée deux ans plutôt par une équipe international de chercheurs et fait suite à deux autres articles scientifiques suspectant déjà l’usage d’explosif lors de l’effondrement des trois tours du World Trade Center.

Aux journalistes qui liraient ce texte, je leur rappelle cette évidence en citant le professeur émérite californien David Ray Griffin, auteur d’une dizaine de livres sur le sujet: «Croire en une théorie du complot, au sujet d’un événement, signifie simplement croire que celui-ci  est le fruit d’une conspiration. Selon l’interprétation du 11/9 par le tandem Bush-Cheney, qui devint la version officielle, les attentats furent le fruit d’une conspiration entre Oussama ben Laden et 19 membres d’al-Qaïda. Cette version officielle est, par conséquent, une théorie du complot.»

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